IDtech est depuis plus de dix-huit ans le fournisseur attitré de Cargolux dans le domaine de la sécurité physique.
Au cours des dix-huit dernières années, le contrôle d'accès de Cargolux Airlines International a évolué de simples applications isolées à un système basé sur TCP/IP qui compte des dizaines de lecteurs de proximité 'Legic' dans quatre immeubles différents. Cet aspect technique n'est pas le seul à avoir connu une évolution importante : la relation de Cargolux avec son fournisseur IDtech s'est progressivement transformée en un authentique partenariat. “Leurs commerciaux comme leurs techniciens ont toujours accordé une attention particulière à notre manière spécifique de travailler, à nos besoins et à nos exigences. La qualité de la solution proposée a toujours pris le pas sur la vente pure. C'est grâce à cela que le système a pu évoluer de manière presque insensible et moyennant un investissement réduit. Il s'est mué aujourd'hui en une application 'adulte' qui offre quantité de possibilités”, déclare Fernand Kremer, Directeur Administratif de Cargolux.
Cargolux Airlines International a été créée en 1970 par Luxair, le Salen Shipping Group, Lofleidir Icelandic et quelques investisseurs privés. La compagnie gère aujourd'hui une flotte indépendante de onze appareils 747-400. Ceux-ci transportent chaque année au départ du port d'attache de Cargolux - le Luxair CargoCenter, à Luxembourg - quelque 500.000 tonnes de matériaux divers (qui vont des puces électroniques aux satellites, en passant par des fleurs délicates et des machines gigantesques) vers plus de trente aéroports du monde entier. En outre, Cargolux propose un certain nombre d'autres services qui revêtent notamment la forme de leasing et d'entretien d'avions, au profit de tiers. La société dispose à présent de 68 bureaux dans 46 pays et occupe 1.300 personnes. L'an dernier, elle a réalisé un chiffre d'affaires de 18,33 millions d'euros et un bénéfice net de 818.000 euros. Cargolux est ainsi en cinquième place dans la liste des plus grands transporteurs de fret aérien en Europe, et onzième dans le monde.
Chacun sait que les aéroports sont tenus de s'assurer une protection extrêmement stricte.
Les avions sont toujours une cible attractive pour les criminels qui veulent voir satisfaites
par la force leurs exigences extrêmes. De manière à glisser entre les mailles des filets de la sécurité,
ces bandits n'hésitent pas à se frayer un chemin jusqu'à la 'zone rouge', par le biais des entreprises
de transport aérien qui se trouvent dans les environs. Fernand Kremer explique :
“Nous devons de ce fait garder soigneusement à l'oeil les flux de personnes
entrantes et sortantes. C'est une de nos plus grandes responsabilités de faire en sorte
que le cercle de sécurité au sein de l'aéroport reste étanche. Mais il ne suffit pas de cela.
Certains avions transportent des marchandises de grande valeur, dans des quantités souvent
impressionnantes. Ces marchandises exercent un grand attrait sur les moins honnêtes de nos
concitoyens. En outre, les voleurs agissent avec plus de hardiesse que jamais. Il arrive
donc de plus en plus fréquemment que, pour arriver à leurs fins, ils mettent en péril la
sécurité des passagers et du personnel. Il est donc de notre devoir d'empêcher ce type
d'individus d'avoir quelque possibilité d'accès que ce soit aux installations aéroportuaires.”
Sur le plan des horaires de travail, les sociétés cargo sont régulièrement hors normes. Le concept du 9 à 17 heures n'est appliqué que par une fraction dérisoire de leur personnel. Les pilotes, les manutentionnaires de chargement et de déchargement, les techniciens chargés des entretiens, etc. travaillent tous selon des horaires souples : il n'est donc pas évident de tenir note de leurs heures effectives de prestations.
Malgré cela, il a fallu attendre le milieu des années quatre-vingts avant que l'aéroport
de Luxembourg, et Cargolux elle-même, investissent dans un système de contrôle
d'accès et d'enregistrement des heures de prestations. Jusque là, tous les
membres du personnel disposaient d'une espèce de carte d'identification personnelle
que les gardiens contrôlaient manuellement. Fernand Kremer : “Nous
n'avions guère d'autres choix. Il n'existait à l'époque que peu ou pas de solutions
alternatives sur le marché. Dans les années 80, c'est l'arrivée du PC qui a permis
de renverser la vapeur: en très peu de temps, nous avons été confrontés à un nombre
incroyable de possibilités d'enregistrement et de sécurisation jusque là inconnues.
Dès le moment où les systèmes de contrôle électronique d'accès et d'enregistrement
des horaires ont réellement fait leur apparition, nous avons saisi la balle au bond.”
En 1984, Cargolux entamait une analyse approfondie des diverses solutions disponibles.
La société a alors coupé le cordon ombilical et a opéré de manière totalement
indépendante des bâtiments de l'aéroport. Cela lui a permis de prendre ses propres
décisions en ce qui concerne tous les aspects organisationnels : le mouvement était
lancé. Il ne lui a pas été facile de trouver une solution appropriée, car un profane
a bien de la peine à estimer la qualité d'un concept aussi novateur. Il est vrai que,
eu égard à la nouveauté de ces systèmes, on trouvait sur le marché bon nombre de
cow-boys de la sécurisation électronique. Rares étaient les clients qui disposaient
des critères de jugement indispensables pour évaluer la qualité des systèmes en présence.
Avant qu'ils aient réalisé qu'ils avaient acheté un chat dans un sac, ils avaient eu
tout le temps de perdre la trace de certains fournisseurs malhonnêtes. Fernand Kremer :
“Pour éviter cela, nous avons pris plus de six mois avant de passer concrètement
à la phase d'investissements. Nous avons après mûre réflexion pris la décision de travailler
avec IDtech. C'est lors d'une foire consacrée à la sécurité que nous
les avons rencontrés. Non seulement
ils nous ont donné une impression de sérieux et de professionnalisme,
mais leur système Microtime était à l'époque une des rares applications qui offrait une
bonne fonctionnalité tant en matière d'enregistrement des heures de prestations que de
sécurisation. Peut-être avons-nous simplement eu de la chance. Nous n'avons en
tout cas jamais regretté notre choix. La preuve est là : après dix-huit ans de
collaboration, IDtech est toujours notre seul partenaire en matière de contrôle des
accès !”
La première application était relativement simple dans son exécution : l'entrée du personnel a été équipée d'un lecteur optique de badges relié à un PC DOS. Fernand Kremer : “Ce système fait actuellement partie de la préhistoire mais il était plutôt révolutionnaire à l'époque. Il représentait une progression considérable par le seul fait qu'il permettait, sur la base d'une seule et même carte, d'opérer à la fois un contrôle d'accès et un contrôle des horaires.” Lorsque le monde du PC est réellement entré dans les moeurs, les nouveautés se sont succédées à un rythme accéléré dans l'univers de la sécurité. IDtech a évidemment capitalisé, elle aussi, sur les nouvelles tendances et a développé son système Microtime pour en faire une solution à la hauteur en matière de contrôle électronique d'accès, d'enregistrement des horaires et de gestion.
On peut sans aucun doute qualifier de spectaculaire l'évolution des appareils de contrôle d'accès IDtech chez Cargolux. En cinq ans à peine, l'application avait déjà évolué pour devenir un système décentralisé qui comportait bon nombre de lecteurs repartis sur divers sites. Aujourd'hui, dix-huit ans plus tard, le transporteur de fret aérien dispose d'une application ultramoderne. Elle comporte des dizaines de lecteurs de proximité qui fonctionnent selon le principe 'Legic' : une carte à puce de lecture et d'écriture, impossible à copier. Le système est relié via TCP/IP à un serveur NT (avec base de données Oracle) qui est à son tour relié à divers postes de travail. L'un d'entre eux est utilisé pour le système de production de badges (module 'UNICARD'). Pendant toute la période de transition, Cargolux a changé trois fois de machines et est passé de l'ensemble 'MicroTime' au système 'UNIPASS'. Malgré cela, le transporteur n'a jamais dû investir des sommes considérables pour financer ses nombreuses applications.
Fernand Kremer : “IDtech a toujours respecté à la fois nos exigences et notre budget. Toutes les modifications ont été précédées d'une analyse approfondie qui permettait de s'assurer que le résultat en valait la peine et s'inscrivait dans notre fourchette budgétaire. De la sorte, nous avons réussi à faire évoluer le système de façon presque imperceptible, au même rythme que l'entreprise. C'est un élément important, car notre personnel et notre chiffre d'affaires ont l'un et l'autre plus que doublé au cours de cette période, et nous avons mis en service trois bâtiments de plus.”
La part la plus spectaculaire de cette application est sans conteste le badge adapté. Il est en tous temps lisible par trois systèmes de contrôle d'accès différents : celui de Cargolux, mais aussi celui de l'aéroport et de la compagnie Luxair. Fernand Kremer : “Ce principe a été introduit voici deux ans parce qu'il devenait trop complexe de circuler avec diverses cartes de contrôle dans les divers immeubles de l'aéroport et dans les diverses sociétés qui y sont installées.” Trouver une telle solution a été un véritable casse-tête, car elle obligeait à réunir trois concurrents autour d'une même table. En définitive, tout s'est bien passé : les fournisseurs ont trouvé une solution de compromis et ont développé ensemble un module qui permettait de rendre le badge lisible au départ des trois systèmes différents.
Le transporteur travaille actuellement à un projet où les badges serviront en outre de porte-monnaie électronique pour le restaurant d'entreprise et les automates à boissons et friandises. Le seul problème qui se pose est que ces services sont assurés par des sociétés tierces et qu'il faut donc, ici aussi, que diverses parties se mettent ensemble autour d'une table. Un autre point à l'étude est la visualisation des signaux d'alarme. Il y a de fortes chances que le module 'UNIGUARD' de IDtech soit retenu. Fernand Kremer : “Le fait que nous revenions sans cesse au même fournisseur est dû en grande partie au fait qu'il est nettement moins onéreux d'installer un module complémentaire que d'acheter une toute nouvelle application. Cette dernière solution impliquerait d'office l'achat d'une autre machine. Je dois reconnaître en toute honnêteté que nous avons contacté au cours des années divers autres fournisseurs. Non pas que nous soyons mécontents des produits et services de IDtech, bien au contraire. Mais il est toujours plus sain de savoir quels sont les autres poissons qui nagent dans la mer, n'est-ce pas ? En définitive, il est toujours apparu qu'il était plus efficace et plus rentable de nous en tenir à notre fournisseur de base.
Si d'importants problèmes s'étaient fait jour, nous n'aurions pas hésité un instant à aller frapper à la porte d'une autre société. Il y a aujourd'hui bien assez d'offres, comme tout le monde le sait. Mais nous n'avons jamais eu de véritable raison de nous plaindre. Il y a eu quelques points de friction, bien sûr. Mais IDtech a toujours été prête à trouver une solution de compromis. C'est d'ailleurs un autre de ses points forts : au lieu de mettre constamment l'accent sur la vente, cette entreprise a une stratégie à long terme. Elle développe des partenariats tels que les deux parties en sortent gagnantes. Notre fournisseur connaît nos activités, sait quels sont nos problèmes et les questions auxquelles nous attendons réponse. Elle va de sa propre initiative à la recherche de solutions susceptibles d'améliorer et de perfectionner le fonctionnement interne de Cargolux.”